LAUDATO SI

A l’occasion de la sortie de l’encyclique Laudato si, une dynamique est née au sein de la communauté. Avec des initiatives et des projets.

Des “pèlerins pour le climat” ont été accueillis durant la COP21. Et une fois par mois, le 1er samedi du mois de 15h30 à 17h00, un café “Graines de vie” offre un espace de partage de  bonnes nouvelles autour des thématiques environnementales et climatiques.

Formation d’un groupe Laudato Si

Au sein des 19-20, un groupe de partage et de lecture autour de l’encyclique a eu lieu durant l’année 2016. Un groupe qui va poursuivre son travail, en cherchant aussi à rendre la chapelle elle-même ‘écoresponsable’. Rendez-vous à la rentrée en septembre. Venez nombreux.

Voici le CR de la 3e rencontre de ce groupe.

Mardi 19 avril 2016, 19h-20h

 Cette troisième réunion a consisté en un travail en commun sur le dernier chapitre de l’encyclique : Education et spiritualité écologiques qui appelle à la conversion écologique.

Deux questions étaient posées:

1- Quels changements concrets puis-je introduire dans mon style de vie, tant dans ma vie quotidienne que dans mon attitude face à la nature, à autrui et à Dieu ? Quel engagement personnel puis-je prendre pour exprimer ma conversion ?

2- Quel engagement communautaire pourrait témoigner aussi de cette conversion ?

Nous avons travaillé en deux groupes, puis nous sommes retrouvés afin de mettre en commun nos idées d’engagement collectif (ou communautaire).

 I-  Engagements pour une conversion personnelle
– Acheter n’est pas neutre (valeur de la sobriété heureuse) et remplir ma vie peut-être par peur du vide (quête de sens). Pour cela, je veux laisser plus de place dans ma vie au repos dominical.

– Meilleure prise de conscience de l’obsession consumériste. Approfondir cette prise de conscience,  c’est déjà vouloir lutter contre cette obsession.

– La vie est un don du Père, la gratuité est la base de tout. J’ai décidé de rejoindre une association écologique pour m’engager et me relier aux autres dans cette dimension de gratuité.

– Paris est une ville sèche. Je rêve de planter des graines dans le quartier, les rues, les jardins, avec d’autres. Concrètement, on peut faire des choses très simples. J’ai découvert le covoiturage qui est un terreau de rencontres. Et pourquoi ne pas encourager le covoiturage à Paris ?

– La conversion, c’est un changement de regard. Pour moi, un changement de regard sur les SDF.

– Je souhaite dans l’esprit d’une conversion intégrale, donner plus de cohérence à mes divers engagements en cherchant ma vocation profonde : relier mon implication à NDA à mes activités de recherche sur le patrimoine de mon quartier et mon engagement dans un journal d’arrondissement.

– J’ai déjà un petit engagement dans un éco-quartier, avec Les Grands Voisins, dans l’ancien site de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, pour l’apprentissage du français à des migrants. Je suis active depuis plusieurs années dans un jardin collectif. J’ai le désir de soutenir les jeunes impliqués dans toutes ces activités alternatives.

– Il y a longtemps que je fais attention à ce que j’achète, à l’utilisation de l’eau. J’ai fait le choix d’habiter dans un petit studio pour utiliser mon argent à soutenir d’autres causes.

La prochaine étape est de donner ma voiture à une association accompagnant des chercheurs d’emploi. Diminuer le nombre d’objets chez moi.

Je désire m’engager dans une association de protection de la nature (Nicolas Hulot) en y trouvant des actions concrètes et le goût du lien.

– Je désire aider les jeunes impliqués dans des activités alternatives, financièrement ou humainement, par exemple en  achetant ce qu’ils ont produit, en travaillant avec eux lorsqu’ils construisent.

– Eveiller mon regard et préférer la gratuité qui peut me combler

– Accélérer mes réflexes anti-gaspillage (réflexes acquis, pour les plus anciens, dans notre éducation). Avancer à petits pas (cf Ste Thérèse sur les petites choses).

– Savoir discerner le superflu et l’important. La sobriété permet d’aller plus loin dans la relation à l’autre.

– Engagement ancien dans la lutte contre la pollution sonore d’un centre de tri postal. La réussite a été une victoire de qualité de vie pour tous.

– Je cherche tous les moyens qui n’appauvrissent pas le lien humain : Amap (expérimentée pendant un an), jardin partagé. Volonté aussi de changer de banque.

– Un an sans acheter d’habits neufs.

– M’engager si possible pour le Bien commun (selon ce que le pape François appelle l’amour social). Efforts de sobriété. Montrer aux jeunes (mes enfants, d’abord) en quoi il faut agir.

II – Propositions d’actions et d’engagements pour la communauté de Notre-Dame-des-Anges
Les propositions émises sont de deux ordres.

D’une part, vivre concrètement la conversion écologique dans le fonctionnement de la chapelle et son environnement immédiat :

– Créer une « commission écologique » pour veiller à une gestion d’un lieu comme Notre-Dame-des-Anges, qui soit mieux respectueuse d’une écologie intégrale.

– Veiller à la provenance des fleurs de la chapelle  (si elles arrivent en avion d’Amérique du sud…).

– S’abonner à un fournisseur d’énergie propre.

– Créer un ou des groupes d’échange et de mise à disposition d’outils, de livres ou de machines (à coudre, par exemple).

– Mettre des ruches sur le toit de la chapelle et protéger le mur végétalisé tout proche (rue Littré) ; éventuellement l’arroser…

– Inviter des gens du quartier à venir témoigner de leurs initiatives en ce domaine.

– Comment serait possible l’utilisation du jardin du 104 ?

– Marie-Claire transmet la proposition de Michèle (absente) : est-ce que les économies faites en consommant moins pourraient permettre d’aider un ou deux migrants que nous connaissons ?

D’autre part, poursuivre le travail de réflexion et de partage de Laudato si’ :

– Les réunions des 15 mars et de ce jour ont fait référence aux chapitres 1 et 6 de l’encyclique. Or, les chapitres 2, 3, 4 et 5 méritent aussi qu’on les étudie de plus près. Souhait de plusieurs de continuer à travailler ensemble au même rythme d’une réunion par mois.

– Un des 2 groupes a souhaité qu’on se retrouve en groupe dans 3 ou 6 mois pour voir en quoi chacun a avancé dans son engagement et où on en est arrivé collectivement.
Rappel : le mercredi 18 mai, de 19 à 20h, relecture de l’accord mondial sur le climat à la lumière de Laudato si’, avec un négociateur de la Cop 21.

En annexe au présent compte rendu : liste ouverte de quelques bonnes adresses où l’on peut donner utilement une adhésion, du temps, ou des moyens financiers pour le Bien commun.

Marie-Claire Bruley, Françoise et Frédéric Salmon

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