SOLIDARITE – L’été aussi, prendre soin

Parmi les opérations solidaires proposées durant le temps de Carême à la chapelle, Sandra nous a proposé de soutenir l’orphelinat des soeurs de Mère Térésa au Bénin. Voici quelques nouvelles de son séjour actuel sur place.

Me voilà arrivée après un périple de 14h (…) Ce matin départ pour 8h pour l’orphelinat. J’ai revu mes préférés Philipou et Roro qui galopent à toute vitesse, se défendent en poussant ceux qui les embêtent et sont aussi gourmands que lorsqu’ils étaient plus petits. Repas de la journée… De la pâte de manioc avec de la sauce d’arachide et du poisson fumé… C’est bon et on est vite calé. Plat unique et en dessert une bouteille de coca. Journée non-stop de 8 h à 19 h avec une pause sieste de deux heures .
À 17 h, on a entendu une bruit énorme au portail. En sortant voir le gardien a trouvé un bébé de quelques semaines enveloppé dans un pagne. Et personne aux alentours. La petite fille s’appelle Miracle, comme l’indique un papier accroché au pagne. On lui fait prendre un bain. Elle boit trois biberons et s’est endormie de suite. Depuis l’an dernier, 4 nouveaux bébés dont les mamans sont décédées lors de l’accouchement : Joséphine, Thérèse, Zita et Justin.  Il y a aussi Mario, un bébé trisomique trouvé au fond du marché. Des débuts de vie bien chargées. Enfin, ils sont dans de bonnes mains maintenant.
Quelle journée mouvementée !!!

DL

SOLIDARITE – Le Soudan dans les Cévennes

EaoiaTYNzpjIwJn-800x450-noPadParti du Soudan (de la région du Darfour) en 2016, au péril de sa vie, Nour Eddin, arrive en Italie. Après quinze jours en centre de rétention, il rejoint des réfugiés comme lui à Paris, au Métro la Chapelle, où il vit dans des conditions précaires. Lors du démantèlement de ce campement, il est dirigé vers les Cévennes, en février 2017 et est accompagné au sein du CAO (centre d’accueil et d’orientation) du Vigan.

La Préfecture de Nîmes lui applique la procédure Dublin III : il est convoqué le 19 mai en Préfecture pour se voir notifier sa réadmission en Italie. Nour Eddin n’est pas attendu en Italie et l’idée de ce transfert le terrorise tant les conditions y sont mauvaises et ses chances de voir sa demande examinée en respect de ses droits fondamentaux sont minces. Un renvoi au Soudan de par son appartenance ethnique le mettrait en grand danger. Il veut pouvoir faire sa demande d’asile en France et ne plus être dans cette procédure de Dublin, comme cela a été fait pour d’autres réfugiés dans la même situation au Vigan. Se sentant pour la première fois en six ans en sécurité, il participe activement aux cours de Français (six heures hebdomadaires) donnés par des bénévoles et à la vie sociale et culturel de la ville.

Un détail : le Vigan est la ville d’origine du Père d’Alzon, fondateur des Assomptionnistes.

Si vous voulez soutenir cette opération :

une pétition à signer

un contact : soutien.n@gmx.fr